Évènement au Club ForumEco pour un échange sur les conséquences de la crise 2008 et le risque d’une rechute de l’économie mondiale.

Kivaldi participait le 20 novembre 2018 au colloque organisé par le Matot Braine, durant lequel était invitée, Catherine Karyotis, Professeur de finance de marché à Neoma Business School. Ce colloque était l’occasion d’apporter des précisions pour les dirigeants des PMEs et des ETIs sur l’économie réelle et le financement des entreprises.

Les règles du jeu ont profondément été modifiées suite à la crise de 2008, et les nouvelles règles prudentielles imposées aux banques ne simplifient pas le financement des entreprises.

Il est toutefois nécessaire de rappeler que les fondements de l’économie récente s’appuyaient sur des éléments essentiels aux équilibres, à savoir des taux d’intérêt, de l’inflation et de la croissance.

Nous pouvons constater qu’actuellement, les taux d’intérêt sont négatifs, la croissance est faible et l’inflation modérée. En France, les taux d’intérêt négatifs résultent essentiellement d’un soutien fort de la Banque Européenne pour soutenir l’économie.

Catherine Karyotis a partagé une vision macro-économique fragile –vision commune à de nombreux avis partagés dans la presse économique– sur le niveau de la dette des entreprises privées américaines, sur le shadow banking « la finance de l’ombre », sur le niveau « astronomique » de la dette publique au niveau mondial, …

En 2008, la « crise » a surpris le monde des entreprises par sa soudaineté et sa force incroyable. Qui n’a pas en tête des pertes de chiffre d’affaires de PMEs ou d’ETIs de 20%, 30%, voire plus de 50 % ? Comment résister à cela ?

En France, l’Etat a mobilisé fortement BPI France (ex-OSEO) pour garantir les prêts bancaires aux entreprises et permettre de sauver de nombreuses entreprises, donc de nombreux emplois et savoir-faire.

Pour autant, le risque d’une nouvelle crise est bien réel, sous quelle forme, à quel horizon de temps, sera-t-elle une crise financière, … ?

Ce qui est certain, c’est que nous vivons dans un monde en mutation accélérée. Est-ce la conséquence de la mondialisation, d’internet, des nouvelles technologies, … Les changements sont rapides et les habitudes entre entreprises peuvent vite être remises en cause, tels que le déréférencement, la perte d’un marché lié à une nouvelle technologie, …

Ces 10 dernières années, de nombreuses technologies ont émergées malgré ces mutations (impression 3D, numérique, e-commerce, …) et de nombreuses entreprises ont réalisé des croissances fortes avec de nouveaux modèles économiques (Amazon, Blablacar, Uber, Tesla, October, …). C’est positif, ça confirme que la croissance est possible même en période de mutation.

Alors quels conseils donner pour les dirigeants de PMEs et d’ETIs et l’économie réelle ?

Plus que jamais, les dirigeants doivent avec leurs équipes imaginer « leur entreprise du futur », en projetant leur écosystème dans le futur : quels services, quels produits, quelles valeurs ajoutées, avec quelles équipes, quelles compétences à acquérir, quelles innovations travailler, quels marchés, comment se développer à l’international, comment fidéliser ses équipes, comment attirer de nouveaux talents, …

La conséquence d’une structuration « Projet Entreprise du Futur », c’est de préparer une ingénierie financière robuste et de mener une profonde réflexion sur les financements adéquats pour financer le projet global tout en gardant des marges de manœuvre afin de saisir des opportunités.

Pour de nombreuses entreprises, les financements se limitent aux fonds propres, aux prêts bancaires et aux aides publiques. Ces dernières années, des solutions nouvelles sont apparues comme les obligations ou dettes privées, le crowdfunding, le factoring, le factoring inversé, les financements BPI Innovation, l’export, les financements de la Banque Européenne d’Investissement, …

Le financement d’une entreprise résulte souvent d’une succession de financements adaptés au moment où ils ont été mis en place. La question à se poser aujourd’hui est différente : la structure de financement de l’entreprise est-elle adaptée par rapport au nouveau projet d’entreprise dans un monde incertain ? Permet-il de mieux résister le cas échéant ? Permet-il de continuer à innover, à se développer, à recruter, à former, à saisir des opportunités d’investissement, …

Chez Kivaldi, nous sommes optimistes et mesurons que malgré ces changements accélérés, les structurations de « projet du futur » pour une entreprise sont un formidable levier pour repenser avec toutes les équipes, des projets solides pour affronter positivement le monde de demain. Notre équipe se mobilise chaque jour avec passion pour aider les entreprises et leurs dirigeants à structurer des projets de croissance et travailler des ingénieries financières sur-mesure en privilégiant le long terme sur le court terme.

 

Clément Brochon, Fondateur de Kivaldi